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La maire de Paris, Anne Hidalgo, se dit non seulement préoccupée par les problèmes des transports publics pendant les Jeux Olympiques.

L'intention d'abaisser la limite de vitesse sur le périphérique parisien, plus connu sous le nom de Périphérique, à 50 km/h et de limiter la circulation à une seule voie pour les covoitureurs, a suscité des critiques. L’objectif est de réduire les émissions de CO2 dans la capitale, mais une analyse approfondie montre que ces mesures pourraient ne pas produire l’effet escompté.

Premièrement, la réalité du trafic quotidien sur le Périphérique est telle qu'aux heures de pointe, la vitesse moyenne est souvent déjà inférieure à 50 km/h. Cela signifie que la nouvelle limite n’aura que peu ou pas d’impact sur la vitesse réelle pendant les heures les plus chargées, et donc aucun impact sur les émissions. L’impact peut être quelque peu perceptible pendant la nuit, mais cela a peu ou pas d’effet significatif sur l’environnement. Cela soulève des questions sur l’efficacité de cette mesure en général.

les covoitureurs

Par ailleurs, la décision de réserver une voie aux covoitureurs est potentiellement problématique. Selon le ministère français de l'Écologie, le covoiturage ne représente qu'environ 3 % des déplacements quotidiens. Cela indique que la mesure pourrait entraîner d'importants embouteillages et un déplacement du trafic vers d'autres routes, y compris les boulevards extérieurs plus proches des zones résidentielles. Cela peut entraîner une augmentation des nuisances et de la pollution dans ces zones.

Ces décisions semblent faire partie d'un projet plus vaste du gouvernement de la ville visant à « calmer » le périphérique. Cependant, ces initiatives ne semblent pas pleinement ancrées dans la réalité de la mobilité urbaine et peuvent être considérées comme une distraction par rapport à d'autres controverses récentes, telles que le parcours du maire à Tahiti. Par ailleurs, la Ville de Paris ignore la voix de la majorité des usagers du Périphérique, dont 80 % n'habitent pas à Paris et qui se sont récemment prononcés massivement contre le projet.

Alors que les Jeux débuteront le 26 juillet 2024 et dureront jusqu'au 11 août, il existe un besoin évident d'une coordination et d'une amélioration efficaces des transports publics à Paris. Les mois à venir seront cruciaux pour relever ces défis et garantir une expérience réussie et fluide à toutes les personnes impliquées dans les Jeux Olympiques.

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Photo : nouvelle limitation de vitesse et une voie réservée au covoiturage périphérique.

Selon le ministère français de l'Écologie, le covoiturage ne représente qu'environ 3 % des déplacements quotidiens.

A l'approche des Jeux Olympiques de Paris, la maire Anne Hidalgo a récemment déclaré dans un talk-show français que les transports publics parisiens ne seraient pas préparés à temps pour l'événement. À moins d’un an de l’événement, des inquiétudes grandissent quant à la capacité et à l’efficacité du réseau de transports parisien à gérer l’afflux attendu de visiteurs et d’athlètes.

infrastructure

Les commentaires d'Hidalgo soulignent les problèmes préexistants auxquels les Parisiens sont confrontés chaque jour lorsqu'ils voyagent dans la ville. Elle prévient que les Jeux olympiques pourraient exacerber ces problèmes, notamment en raison du manque de trains et d'infrastructures de transports publics en nombre suffisant. Mais ces déclarations du maire ont irrité le ministre des Transports Clément Beaune. Il critique Hidalgo pour son attitude négative à l'égard des transports publics et affirme que celui-ci contribue peu à trouver des solutions. La frustration de Beaune semble résider dans l'absence d'Hidalgo aux réunions importantes et dans ses critiques envers les autres, tout en ne jouant pas elle-même un rôle actif dans la résolution des problèmes.

En revanche, la responsable régionale Valérie Pécresse exprime un ton plus optimiste. Elle est convaincue que les transports publics parisiens sauront à terme répondre aux enjeux des Jeux. Sa confiance suggère que davantage de mesures préparatoires pourraient être prises ou planifiées que ce que suggère Hidalgo. Alors que les Jeux débuteront le 26 juillet de l'année prochaine et se poursuivront jusqu'au 11 août, il existe un besoin évident d'une coordination et d'une amélioration efficaces des transports publics à Paris. Les mois à venir seront cruciaux pour relever ces défis et garantir une expérience réussie et fluide à toutes les personnes impliquées dans les Jeux Olympiques.

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